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I/ Ses origines

Le YOGA fait partie des grandes traditions dont la pratique permet à l’être humain d’évoluer, d’être en harmonie corps et esprit pour vivre pleinement sa vie dans la paix et la joie, une philosophie de vie.

1. Le contexte historique
  • Son origine indienne remonte à plus de 6000 ans.
  • Au XVème siècle avant JC : Les premiers textes sont les VEDAS, relatant les règles qui régissent les forces cosmiques.

  • Entre le VIIIème et le Vème siècle avant JC : Les 108 UPANISADS décrivent les relations entre l’homme et l’univers. Ces textes, très complexes et denses, étaient chantés ou théâtralisés pour les rendre accessibles au plus grand nombre, notamment le Ramayana (l’épopée solaire) et le Mahabharata (l’épopée lunaire).

  • Vers le IVème siècle après JC : Les YOGA SUTRAS un recueil d’aphorismes, est attribué à Patanjali. Ce texte reste une référence majeure dans la pratique du Yoga et fait l’objet d’études au sein de l’école française de yoga du Sud-Est.

  • Au XVème siècle : le Hatha-Yoga-Pradipika est un traité écrit en sanskrit, attribué à un célèbre yogi, Nath Yogi Svâtmarâmâ, un disciple du Siddha Gorakshanath, qui l’aurait popularisé sur tout le continent indien. En français, la traduction (1974) de Tara Michaël fait référence.

De l’ensemble de ces textes vont découler les 4 lignées traditionnelles de yoga :

  • Le BHAKTI YOGA, le Yoga de la Dévotion

  • Le RAJA YOGA, le Yoga Royal

  • Le JNANA YOGA, le Yoga de la Connaissance

  • Le KARMA YOGA, le Yoga de l’action

Un grand nombre de lignées vont progressivement se rajoutées. Aujourd’hui les plus pratiquées sont 

  • Le HATHA YOGA, le yoga de l’équilibre des principes masculins (HA) et féminins (THA),

  • L’ASHTANGA VINYASA, un yoga athlétique et créatif,

  • Le YOGA IYENGAR, un yoga rigoureux dit thérapeutique employant des supports

  • Le YOGA EGYPTIEN, le yoga de la verticalité et de l'équilibre

Et bien d’autres :

  • Le YOGA NIDRA, le Yoga du Sommeil,

  • La KUNDALINI YOGA, le Yoga de l’éveil de la conscience énergie,

  • Le BIKRAM YOGA, un Yoga extrême, 26 postures exécutées 2 fois, dans une pièce à 40°C,

  • etc

La multiplicité des voies et des pratiques répond à la diversité des caractères, tendances, tempéraments humains. Ces voies visent à ce que chacun, dans sa quête personnelle, puisse trouver les moyens d’évoluer. Le YOGA n’est ni une religion, ni une gymnastique, c’est un état d’être qui va

au-delà d’une simple pratique corporelle en alliant les postures avec le souffle. C’est un cheminement vers Soi où chacun peut trouver ce qui lui convient.

Le YOGA, c’est l’école de l’équilibre, du bon sens et de la modération.

2. L’étymologie

La racine sanskrite du mot YOGA est « YUG » qui a 2 sens : relier ou unir et mettre à l’arrêt, et nous pouvons retrouver la racine en français dans les mots joindre, jonction, joug ; c’est l’idée d’un état d’être intérieurement unifié.

  • Relier le corps, le souffle et l’esprit pour plus de paix

  • Unifier le matériel et le spirituel, l’humain et le divin,

  • Mettre à l’arrêt les fluctuations du mental

  • Se libérer des souffrances, des conditionnements mentaux (passé/futur), voire du cycle de l’existence.

II/ Le yoga contemporain

Actuellement le YOGA est à la mode, encore plus depuis le 1er confinement de 2020 où de nombreuses personnes ont éprouvé le besoin

de cerner ce qui leur était essentiel. Le contexte sanitaire lié au COVID a invité chacun à « prendre soin de soi » pour conserver un équilibre physique et psychique. 

 

1. Le Hatha-Yoga

C'est la forme de YOGA la plus répandue en Occident.

Ce Yoga est une discipline basée sur des pratiques posturales, respiratoires, mentales et méditatives.

Il est important de comprendre que chaque personne est unique. Lors des cours, il est nécessaire qu’elle développe, à l’aide du professeur, l’écoute de ses sensations pour apprendre à respecter ses limites, sans volonté excessive, sans vouloir « réussir la posture aboutie ». Accepter qu’elle n’ait pas à s’adapter aux postures mais à s’ajuster à ce qui est possible pour elle à l’instanté. La comparaison à ses prouesses passées ou avec les autres pratiquants est non souhaitable. Ainsi avec la pratique, s’instaure aussi l’humilité et le respect de ses possibilités.

Le YOGA peut ne pas s’arrêter au seul cours hebdomadaire. Sa pratique peut être suivie au quotidien. C’est une discipline énergétique puissante reposant sur 8 grands principes, appelés les 8 auxiliaires, décrits dans les Yoga Sutras de Patanjali. Ils permettent de comprendre le cheminement qui mène à l’éveil.

Les 2 premiers sont tournés vers le monde extérieur, il s'agit des Yamas et Niyamas :

1. Les 5 Yamas, attitudes souhaitées à l’égard des autres :

  • AHIMSA = être attentif envers autrui, le respecter en tant qu’autre, c’est ne pas nuire ni à soi, ni aux autres, c’est la bienveillance, la non-violence

  • SATYA = c’est être vrai, être authentique, éviter tout mensonge

  • ASTEYA = c’est être honnête, ne pas voler, ne pas jalouser le sort des autres

  • BHRAMACHARYA = faire preuve de sagesse et de modération

  • APARIGRAHA = ne pas vouloir posséder des choses inutiles, cultiver le désintéressement 

2. Les 5 Niyamas, disciplines à l’égard de soi :

  • SAUCHA = c’est se purifier, éliminer le négatif

  • SAMTOSHA = être dans le contentement, satisfait, cultiver la sérénité

  • TAPAS = c’est pratiquer intensément et avec discernement

  • SVADHYAYA = c’est étudier les textes et s’étudier soi-même, l’un allant avec l’autre

  • ISHVARA PRANIDHANA = c’est s’abandonner à plus grand que soi

Ces 2 auxiliaires ne sont pas forcément spécifiques au yoga, on les retrouve dans de nombreuses traditions spirituelles. Il s’agit d’une base de vigilance qui permet à chacun de se soustraire aux obstacles ou épreuves générés par notre comportement, nos réactions ou notre façon de voir les choses. Si YAMA et NIYAMA ne sont pas pris en compte, cela freine notre progression vers l’état d’unité.

Les 2 suivants créent les conditions pour mieux se connaitre et supprimer les tensions :

3. Asana, la construction posturale, le positionnement du corps dans son espace intérieur et extérieur 

4. Pranayama, le contrôle du souffle, la porte d'entrée vers l'intériorité

Les 4 auxiliaires suivants sont complétement tournés vers soi :

5. Pratyara, l'écoute intérieure, toute l'attention se tourne vers l'intérieur, le mental cesse de s'identifier aux sens

6. Dharana, la concentration, effort conscient où l'activité mentale se porte sur un point déterminé.

La capacité d'attention se stabilise progressivement. Dans l'immobilité de l'assise, l'observation se pose sur le fonctionnement du 

mental, des pensées qui passent, des espaces entre les pensées, des espaces sans pensée. 

7. Dhyana, la méditation, la concentration est stable et se maintient exclusivement sur un seul point sans distraction.

C'est un état de lâcher prise dans une parfaite détente.

8. Samadhi, l’éveil, il n'y a plus d'objet et de sujet, la conscience est en relation avec cela même qui n'a pas de forme.

2. Le Yoga de l'Energie

C’est une forme de Hatha-Yoga où l’accent est mis sur la progression posturale (asana) en 3 degrés, l’ajustement conscient du souffle (prâna) et de lâcher prise de l’activité mentale (manas).

Le YOGA de l’énergie a été enseigné à Patricia par Boris Tatzky, disciple de Roger Clerc (1908-1998). Ce dernier contribua largement à la diffusion du YOGA de l’énergie par ses nombreux ouvrages (plus d’infos sur yoga-energie.eu). C’est aussi celui qui est enseigné par l’association Yoga & Accompagnement.

3Qu’est-ce que le Yoga des Pharaons ?

Peu de personnes connaissent le Yoga Egyptien par rapport au Hatha-Yoga attribué à la culture indienne et diffusé de plus en plus largement en Occident depuis la fin du XIIIème siècle. Et c’est pourtant, à l’aube du XIXème siècle que le Yoga Egyptien a été redécouvert comme un trait d’union entre trois continents : l’Europe, l’Asie et l’Afrique. Il est reconnu que l’Egypte a été une terre de Haute Spiritualité, il suffit de contempler les gravures murales anciennes pour observer un nombre incalculable de postures yogiques. D’ailleurs bon nombre d’entre-elles sont intégrées dans le système hiéroglyphique, ce qui révèle l’antiquité de cette discipline et l’importance de son rôle au sein de la civilisation égyptienne. La maitrise du corps, la maitrise des désirs et la maitrise du mental ont été cruciaux dans la vie des Pharaons et de leur environnement.

Le yoga s’intéresse à l’esprit car la pensée est comme un animal capricieux que l’homme a beaucoup de mal à apprivoiser. La posture physique (asana) amène la stabilité au mental. Lorsque celle-ci est tenue, l’immobilisation du corps procure aussitôt calme, paix intérieure, tranquillité d’âme propice au recueillement et à la méditation. Pourtant le yoga n’est pas une religion, simplement un moyen, une technique permettant d’unir corps-âme-esprit dans le respect des croyances de chacun.

 

L’attitude d’Henou, tronc de face, tête et bassin de profil, symbole de l’art égyptien. Salutation au soleil levant

Le Yoga Egyptien comporte des postures en commun avec le Hatha-Yoga.

Et ce qui le caractérise le plus est la posture du « KA », l’attitude du chandelier. Elle symbolise la paix et l’équilibre, et sur un plan plus spirituel oriente la conscience vers des sphères supérieures de l’univers en captant l’énergie céleste.

Cette posture s’inscrit aussi dans l’enchaînement de l’aigle, qui fortifie et stabilise toute la ceinture scapulaire.                                                                                                                                                                  

En dehors de la caractéristique du « KA », il est facile d’observer la verticalité de toutes les représentations avec un dos bien étiré, la colonne vertébrale érigée, une nuque allongée, les épaules basses, le regard au loin. Cette posture exprime une stabilité corporelle aussi bien ancrée dans le sol que l’ouverture vers ce qui élève l’être vers ce qui plus grand que soi. De nombreuses postures et enchaînements se pratiquent debout.

                   

La rotation du buste est une pratique très présente dans le Yoga Egyptien.

Elle produit une double torsion de l’axe central au niveau de la charnière sacro-lombaire et des cervicales (siège favori de l’arthrose et des rhumatismes). Cette posture peut être considérée comme un véritable exercice d’automanipulation, qui assouplit la colonne vertébrale à tous les étages et dissout les tensions accumulées.

 

La contraction isométrique (sans mouvement associée) fait également partie de l’enseignement.

Elle produit un effet stimulant et tonifiant général en stimulant tous les capillaires.

Et la décontraction, qui s’en suit, produit une détente immédiate.

 

Pourquoi avoir intégré le Yoga Egyptien dans mon enseignement ?

La rencontre du Yogi Babacar Khane a été déterminante en 2024. C’est un être absolument passionné, internationalement connu, et qui enchaîne les séminaires de formation à un rythme soutenu avec une forme remarquable du haut de ses 91 ans (né en 1035). Il dégage une simplicité, une accessibilité hors du commun et rayonne de sa lumière intérieure. Autant vous dire qu’il incarne parfaitement ce qu’on peut imaginer d’un Yogi. Il est inspirant pour moi et c’est la raison pour laquelle j’ai intégré son école de formation et inclus ses enseignements dans mes cours.

4.Le Yoga Nidra, le yoga du sommeil

Swami Satyananda Saraswati a développé cette technique en Inde dans les années 1940 à partir des Upanishads et il commencera à l’enseigner vers 1962.

Il ne se pratique pas en général pendant une séance de yoga posturale, mais à un moment dédié ou quelquefois en fin de séance..

On parle d’un sommeil lucide où l’élève est assis le dos droit ou allongé confortablement sur le dos en shavasana, dans une possible immobilité. La méthode se base sur des exercices de rotations de l’esprit dans le corps, de respirations et de visualisations induisant un état de relaxation profonde. Les différentes parties du corps sont citées selon un ordre précis d’une manière rythmée par l’enseignant et l’élève prend plus profondément conscience de la globalité de son corps.

  • Accessible à tous ceux qui ont la capacité de s’allonger et d’écouter

  • Le niveau de dopamine (hormone du bonheur) augmente durant la séance

  • Améliore la qualité du sommeil

  • Peut soulager des affections courantes telles que le mal de dos, la polyarthrite rhumatoïde, le stress, le manque de concentration

  • Améliore la créativité et l’intuition

5. Les bienfaits émergeant d'une pratique régulière                                                             

  • Améliorer la conscience corporelle et affiner le souffle

  • Favoriser la prise de conscience de son univers intérieur

  • Laisser s’instaurer un calme intérieur

  • Augmenter sa capacité de concentration

  • Equilibrer ses polarités

  • Progressivement approfondir la maitrise du mental

  • Ouvrir à d’autres plans de conscience

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Yoga Practice
 Le yoga ce n'est pas imiter une forme, c'est s'exercer à sentir ce que son corps est en capacité de faire et l'inviter à prendre la position qui est juste pour lui !
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